Déroulement de la soirée du 26 juin...
Mohamed LAMARI...Sublime !

"Mesdames, mesdemoiselles,
messieurs, nous avons le plaisir de vous présenter ce soir un spectacle qui je
l’espère contribuera à faire connaître ce magnifique pays qu' est le notre et
dont les communautés, ce soir largement représentées, prouvent à quel point
nous nous sentons liés les uns les autres.
Sans l’acharnement des bénévoles
qui, à Alger ou à St Pierre, depuis plusieurs mois travaillent à cette
réalisation.
Sans la bénédiction et les encouragements de  notre maire, Monsieur Michel Fontaine que nous
assurons de notre plus vive satisfaction, les communautés juives, musulmanes et pieds noirs présentes à la Réunion,
n’auraient jamais pu rendre cet hommage appuyé à leur pays, à cette Algérie que
nous portons tous et toujours en nous."
- d’une petite île perdue et souvent oubliée du fin fond de l’Océan
Indien, à l’heure où se chuchotent à Alger comme à Paris une reprise des
relations d’amitié entre les deux pays,
ce message d’espoir, de
fraternité et de tolérance. "
"Je tiens à remercier  la galerie international "BARBARA" qui mérite un coup chapeau et une ovation
particulière  pour ce trait de  génie de nous avoir proposé de faire venir
d’Europe les magnifiques tableaux exposés à la Mairie de St Pierre ainsi que...
Tahar Mejri, un « Tounssi » de la Réunion où ses ateliers
de calligraphie remportent depuis plusieurs années un succès considérable.
Merci Tahar.

La Société « Douceurs Orientales », notre  fidèle ami Abdel dont la gentillesse n'a d'égal que la douceur de ses "rhalois" et qui assurera vendredi soir le service traiteur de notre soirée-cabaret à l’Apollo-Night.
Merci Amar pour ce clin d’œil, ce soir nous ne dédions cette soirée. "
Le spectacle fut ouvert par Yolène et Maïka qui apparaîtront tout au long de la soirée entre chaque prestation. Mouafaq revint sur scène pour présenter Abdelkader et Lahcen, qui faute de pouvoir nous présenter, pour des raisons techniques, un documentaire sur leur région, se contenteront de nous parler des grandes étendues désertiques qui font le charme de cette partie du globe.
Puis ce fut le tour de Eric Sebaoun qui accompagné au piano, vint nous chanter une très belle chanson qu'il a composé sur sa ville natale qu'il a quitté à 4 ans: Alger. Cette chanson dont les paroles et la musique font partie d'une centaine de ses compositions, Eric l'a chanté avec un talent et une émotion particulière partagée par un public subjugué. Ce fut un grand moment de la soirée, peut être le plus émouvant.
Mouafaq, toujours très élégant, menant de main de maître par de subtiles transitions les présentations des artistes ne fut pas à cours d'arguments pour nous présenter "le Raïs de la chanson Algérienne", Mohamed Lamari a qui la salle fit une véritable ovation. A ce moment précis, l'âme de l'Algérie planait dans la salle.
Mohamed LAMARI, ce turbulent Kabyle qui avait promis de venir visiter ses frères de La Réunion, nous a donné une fois de plus, un aperçu de son immense talent. Cet homme qui est un élu de Dieu, prince de la chanson, a côtoyé les plus grands et a chanté devant plus de 20 chefs d'état, et pas des moindres. Compositeur, parolier, surprenant improvisateur, doté d'une voix de ténor où les trémolos de la chanson arabe tiennent une place importante, Mohamed LAMARI fut simplement sublime. Sur la scène comme dans la vie, cet Homme est vrai.
Sa répétition, quelques heures auparavant, fut la démonstration et la confirmation de ce que nous avions déjà compris, la rage d'un artiste qui aime son métier et qui se donne complètement. Lamari n'est pas un homme qui s'économise. C'est un grand artiste.
Mohamed Lamari nous régala de 8 chansons les unes plus belles que les autres et termina par une chanson composée spécialement pour sa visite dans notre île qui déclencha une véritable ovation mêlée de joyeux "youyous".
Mohamed Lamari, qui " ce soir a livré son âme", fut pour nous tous, "kabyles, chaouis, saharouis, pieds noirs " une sorte de tapis volant qui le temps de 8 interprétations, nous transporta vers les pays du couchant si chers à notre coeur.
Merci Mohamed pour ce magnifique cadeau qui restera un émouvant souvenir...
Tu reviendras à La Réunion, Mektoub !
Un entr'acte de 15 mn permis à la nombreuse assistance de reprendre ses esprits pour retrouver Eric Wagner, fondateur de l'association en 1991, venu spécialement de St Denis pour retracer d'une manière très originale l'historique de notre association qui aujourd'hui seulement peut pleinement réaliser son principal objectif : le rapprochement tant souhaité de tous les natifs d'Algérie. Sans préparation, ni plan, ni documents, Eric a laissé parler son coeur et n'a pas caché sa satisfaction de voir émerger aujourd'hui tout ce dont il fut un ardent précurseur.
La projection de l'excellent film de Nasser-Eddine Benalia sur la Casbah d'Alger termina cette soirée sur une notre quelque peu nostalgique de voir disparaître peu à peu un magnifique patrimoine et cela dans l'indifférence la plus générale. Puis ce fut le mot de la fin, avec tout de même un immense optimisme de voir se renouveler l'année prochaine une deuxième semaine de l'Algérie.
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ERICK SEBAOUN
Alger...Alger...
ALGERNotre ami Erick, poète et compositeur interprêtera l'une de ses plus belles chansons ALGER, où il raconte l'Alger de ses parents. Cet Alger où il a eu à peine le temps de naître et qu'il ne connait pas est raconté le temps d'une chanson comme personne ne l'a encore chanté. Cet hymne à la ville qui l'a vu naitre mérite un succès égal aux grands classiques de Lili Bonniche ou d'Enrico.
Eryck est un talent caché qui mérite de connaître le succès qui lui est du. Eryck ira prochainement à Alger enregistrer sur fond de musique chaïbi quelques une de ses magnifiques chansons.
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Mohamed LAMARI, Le Raïs de la chanson Algérienne.
LE PERSONNAGE INCONTOURNABLE DE LA CHANSON ALGERIENNE
Mohamed LAMARIUne visite très attendue pour une soirée qui ne manquera
sûrement pas d’ambiance lorsque l’on connaît la présence toujours marquante du
chanteur sur scène.
Une scène que Lamari a
l’habitude de surchauffer par une voix toujours envoûtante tant le contact est
direct avec le spectateur.
Lamari, le Julio Iglésias des
années 60 a débuté tout jeune dans le monde musical, il avait à peine 10 ans.
Il fera ses premiers refrains avec le regretté Abderrahmane Aziz, un autre
ténor de la chanson algérienne, et Mohamed Serri avant de rejoindre la troupe
El Djillalia. C’étaient les années 1950.
Depuis, Lamari interprétera plus d’une centaine de chansons et fera le tour du monde. Il se plaît à dire : « J’ai chanté pour une vingtaine de chefs d’Etat. Nelson Mandela, Chou En Laï, Tito... tous ont apprécié ma voix. »
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BELKACEM BABACI
L'Alain Decaux algérien.

Il raconte Alger pour qu’on ne l’oublie pas Enfant de la Casbah et passionné du Vieil-Alger auxquels il consacre, à la radio El-Bahdja, chroniques et récits, Belkacem Babaci, qui dirigeait la délégation pour la sauvegarde de La Casbah du temps du gouvernorat d’Alger, refuse l’épithète d’historien et préfère modestement le terme de guide du Vieil-Alger, car il aime raconter, par écrit ou sur les ondes de la radio, d’une manière attrayante, en mêlant les faits historiques à des événements quelque peu légendaires. Ainsi, il se consacre à l’écriture de l’histoire d’Alger, ville qui tend à perdre, d’année en année, des pans de sa mémoire, à s’oublier et à se travestir.
Belkacem Babaci, évoluant dans un milieu casbadji, aime notamment raconter sa ville du temps de la Régence. Il aime relater, en bon conteur qu’il est, les épopées des corsaires algérois renommés ou encore ses rois qui ont fait de son histoire l’une des plus légendaires.
Lorsque Belkacem Babaci rapporte un fait ou décrit un personnage, il nous plonge, corps et âme, dans le récit qu’il partage avec nous. Il nous fait vivre l’événement tout en couleur et en action. Son émission, Tahwissa fi etarikh (balade à travers l’histoire), passe le matin, à raison de deux diffusions : l’une à 6h 30 et l’autre à 7h 30.
Belkacem Babaci voue une préférence particulière à Raïs Hamidou parce qu’il est l’un des corsaires qui ont marqué l’histoire d’Alger, avec Kheïreddine et Salah Eddine Babaâroudj, les frères Barberousse. Raïs Hamidou était le chef de la taïfa (corporation) des raïs de la Régence d’Alger. Il était le seul chef marin à ne pas être Turc, mais autochtone. Né en 1773 dans une famille moyenne, dont le père était tailleur, raïs Hamidou nourrissait, très jeune, l’ambition de devenir raïs avec sous son commandement une flottille sillonnant la mer, y faisant retentir son nom et y imposant son autorité. C’est à l’âge de 16 ans que raïs Hamidou répond à l’appel de la mer : il commence simple matelot, puis finit, en gravissant les échelons, par devenir un raïs dont le nom est craint et respecté par tous.
Mais il doit sa réputation et sa renommée à son fameux exploit réalisé en 1802 lorsqu’il a pris possession du vaisseau «La Portugaise» ; depuis, raïs Hamidou prend la tête du commandement d’une flotte importante. Il devient le maître, le seigneur de la Méditerranée.
Raïs Hamidou, le chef de la taïfa des raïs de la Régence d’Alger, un conte écrit par Belkacem Babaci, raconte ce fameux et légendaire personnage.
Un débat suivi de la projection d’un film sur la Casbah d’Alger, réalisé par un jeune cinéaste franco-algérien, Nasser Eddine Benalia, permettra de mieux comprendre pourquoi il est urgent de sauver ce qui reste du naufrage de la Casbah d’Alger, classée au patrimoine mondial de l’Unesco et trop ignorée par ceux qui devraient la préserver.
A l’issue de cette conférence, un coktail réunira les participants.
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