la Semaine de l’Algérie à St Pierre de la Réunion

DE ST PIERRE à TAMANRASSET...Animations, exposition, conférence, inaugurations, jumelage

Monsieur Franck Robert, ami d'Hasnaouï...

le Mercredi 27 Juin 2007, 07:50



Célèbre chanteur kabyle, Cheikh El-Hasnaoui s'est éteint en 2002 à Saint-Pierre.

La municipalité a inauguré une stèle en présence d'une délégation algérienne emmenée par un autre illustre chanteur: Mohamed Lamari.
Franck Robert, président de la Chambre des métiers de Saint-Pierre qui fut un proche de El Hasnaoui a lu avec une émotion partagée par les membres des différentes communautés présentes, un poème du même chanteur: "Maison blanche" qui se termine par ce vers:

" Puisse Dieu accorder assistance aux croyants, et que finissent les discriminations"

Nous publierons prochaînement un interview de Monsieur Franck Robert qui nous parlera plus longuement de Cheikh Hasnaouï.


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Mme Veuve Hasnaouï

le Mercredi 27 Juin 2007, 07:35
Nous avons eu le plaisir de retrouver Mme Veuve Hasnaouï qui réside toujours à St Pierre et qui n'a pu se rendre pour des raisons de santé à l'inauguration de la stèle à la mémoire du célèbre chanteur. Nous avons pu contacter une personne qui a très bien connu le Cheikh et qui nous réserve une importante documentation le concernant.
Nous préparons un important reportage que nous communiquerons très prochainement à tous les médias algériens.
A suivre.

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Stèles de l'Emir Abd el Kader

mardi 26 juin 2007 à 11 h.

le Mardi 26 Juin 2007, 23:25


Par un temps gris et venté, plus d'une centaine de personnes étaient présentes lors de la cérémonie d'inauguration des stèles de l'Emir et du chanteur Hasnaouï en présence de Monsieur Michel Fontaine, premier magistrat de la ville, de Monsieur Lorion, premier adjoint et de Madame Papy, adjointe déléguée à la Culture, de Monsieur Franck Robert, ami de toujours du chanteur et Président de la Chambre des Métiers.
Une importante communauté nord africaine a tenu à marquer cet évènement qui à la même heure était annoncé sur les ondes de la radio nationale algérienne.



Les journalistes du JIR et du Quotidien étaient présents ...







Le président de l'Association, à la demande de Monsieur le premier adjoint, lit à l'assistance la lettre que Monsieur Idriss Jazaïry, descendant direct et ambassadeur permanent de l'Algérie à l'ONU a adressé à Monsieur Michel Fontaine.


Monsieur Michel Fontaine, Maire de St Pierre et Mohamed Lamari, représentant Madame Khalida Mouti, ministre Algérien de la Culture découvrent la stèle jusqu'ici recouverte par par tissu offert et venu tout droit du Centre Artisanal du Triolet à Bab el Oued qui fut offert symboliquement à Eric Wagner, fondateur de l'association en 1991.


De droite à gauche,
Madame Papy, adjointe à la Culture, Monsieur Michel Fontaine, Abdelkader Regagda, Lahcen Edaber et Mohamed Lamari.
















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Lettre de Monsieur Idriss Jazaïry, Ambassadeur à l'ONU

Descendant de l'Emir

le Mardi 26 Juin 2007, 05:14


 

 

IJ260607/MT/N° 449   Genève, le 26 Juin 2007

 

 

 

 

  Association des Enfants des Pays du Couchant

  6, ruelle Boulanger – Terre Sainte

  97410 La Réunion

 

  

Chers Membres de l’Association des Enfants du pays du Couchant,

 

 Au nom de la famille de l’Emir Abdelkader El Jazaïry, je vous adresse ainsi qu’à M. le Maire de St Pierre, Michel Fontaine, nos plus chaleureuses félicitations pour avoir donné à une place de la ville de St Pierre le nom de l’Emir.

 

 Fondateur de l’Etat algérien contemporain, défenseur acharné de la souveraineté, l’Emir fut aussi un grand penseur dont l’épopée de la plume n’a rien à envier à son épopée de l’épée, un homme dont la grandeur d’âme, la tolérance et la piété l’ont élevé au niveau des personnalités marquantes de son siècle.

 

 Un grand penseur arabe Abou Temmam a dit un jour :

 

 « Il est des hommes qui bien que disparus sont vivants par leur évocation,

 Alors que d’autres bien vivants et sains sont disparus parmi les gens ».

 

 L’Emir bien que décédé le 27 mai 1883 est encore bien vivant dans les esprits. De son vivant une ville des Etats Unis reçut son nom. Au Mexique encore récemment sa statue fut érigée sur une place qui porte ainsi son nom. En France enfin, la Montée du Château d’Amboise a été renommée, il y a 2 ans, Monté Emir Abd El-Kader puis ce fut au tour de Paris de lui consacrer une place du 5ème arrondissement.

 

 Le 29 juin il en sera de même du premier département d’Outre Mer grâce à l’heureuse décision de l’Ile de la Réunion. Puis viendront le tour des villes de Pau et de Bordeaux.

 

 C’est un « Avis à l’intelligent et Rappel à l’ignorant » pour reprendre le premier titre arabe de l’ouvrage de l’Emir publié aussi sous le titre français « Lettre aux Français », un rappel plutôt aux uns et aux autres que, par delà les atours de la diversité dont se pare notre monde, ses habitants ont en partage une commune humanité. Un rappel aussi qu’il existe un fondement de valeurs qui unit les hommes et les femmes de bonne volonté de toute provenance. Ces valeurs ont pour nom, recherche de la vérité, respect du savoir, esprit de dialogue, compassion, tolérance…

 

 Des valeurs universelles en vérité comme fut universel l’héritage spirituel de l’Emir Abd El-Kader El Jazaïry.

 

 Cordialement,

 

 

 

 L’Ambassadeur,

 Représentant permanent de l’Algérie,

 Membre de la Famille de l’Emir Abdel Kader

 

 

 

 Idriss Jazaïry

 

  

 

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La futur Place Abdelkader

Face au Parc Hasnaouï

le Vendredi 8 Juin 2007, 08:27



La futur place Abdelkader

Face au Parc Hasnaouï




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Emplacement choisi pour l'inauguration du Parc Hasnaouï.

le Vendredi 8 Juin 2007, 08:17

Le Parc Hasnaouï   situé à deux pas de
la Capitainerie.

Situé à l'entrée du port de St Pierre,  la placedonne directement sur
les installations portuaires de plaisance.


Vue du parc

Terre Sainte vu du parc

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Pourquoi l'Emir Abdelkader ?

Un nom qui rassemble !

le Samedi 2 Juin 2007, 06:24

Si l'histoire de L'Algérie regorge de noms célèbres, peu d'entre eux pouvaient sincèrement réunir les conditions de neutralité nécessaires et l'assentiment de tous, sans évoquer les périodes troubles et douloureuses qui ont parsemées une histoire commune, encore quelque fois trop présente dans nos esprits.
En dehors d'Albert Camus, encore trop absent de l'histoire contemporaine de l'Algérie, et de quelques étoiles de la chanson algérienne peu connues en France, il nous restait quelques écrivains algériens francophones pas assez reconnus ou parfois trop engagés.
Après longues réflexions, d'un commun accord entre les représentants des trois communautés présentes sur l'île, nous avons opté pour le personnage, certainement le plus représentatif de l'imagerie populaire et historique algérienne et française: L'Emir Abdelkader.
Pourquoi l'Emir ?
A la fois symbole et personnage mythique, ce loyal combattant de la France, n'a jamais eu la place qu'il méritait dans le paysage historique, éducatif, politique et culturel des deux pays directement concernés par son action. A la fois résistant visionnaire, philosophe, théologien, maîtres spirituel et penseur, la vie de cet humaniste ne fut que sagesse, engagement politique, foi et savoir. En 1840, il appelait déjà de toutes ses forces les parties en présence à s'entendre et s'illustrait déjà par une sagesse et une vision extraordinaire qui aurait pu éviter bien des drames.
" Si les chrétiens et les musulmans pouvaient m'écouter, je cesserais les querelles. Je ferais d'eux des frères, à l'intérieur et à l'extérieur."
Par ces mots l'Émir Abdelkader lance en plein XIXè siècle un pont entre l'orient et l'occident, dont la pertinence est plus que jamais d'actualité.
Si nous considérons que ce sage, ce maître à penser, ce précurseur de la réconciliation, que cet "enfant de la veuve" (*) est avant tout (comme Camus) un patrimoine commun que nous partageons sans réserves avec l'Algérie, rien dans la vie et le comportement de l'Émir nous interdit une quelconque réserve.
L'Émir fait bien parti du début d'une histoire commune et mérite l'hommage appuyé que nous lui rendrons prochainement à St Pierre.
H.B
(*) membre du Grand Orient de France, qualité contestée par quelques historiens algériens, mais ô combien présente dans toute l'oeuvre et le comportement humaniste et universaliste de l'Émir. Thèses rencontrées également dans différents courants théologiques de l'Islam.





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Le chemin de la réconciliation entre les deux rives de la Méditerranée..... »

le Lundi 28 Mai 2007, 10:21


     Tableau de Mohamed RACIM

«L’Emir Abdelkader a montré que la religion n’excluait pas la science, que la science n’excluait pas l’humanisme, que la foi n’excluait pas le spiritualisme»,
initiateur du dialogue islamo-chrétien, montre le chemin de la réconciliation entre les deux rives de la Méditerranée..... »

M. Boutaleb, président de la fondation Emir Abdelkader

  Lors de la prise de la Smala de l’émir Abdelkader, les Français avaient découvert une bibliothèque très riche en manuscrits qu’il avait lui-même rédigés et divers livres.
Ces derniers traitaient de théologie et autres sciences. Plus tard, il écrira un ouvrage percutant qui s’intitule : Lettres aux Français. Dans cet ouvrage, il aborde le mérite de la science et des savants, l’histoire de l’écriture, des nations qui l’ont mise au point et des raisons qui sont à l’origine de son invention.
Ce qui montre encore une fois la grande érudition de l’émir. Il est important de noter qu’il avait une mémoire extraordinaire. Dans le livre qu’il avait écrit alors qu’il était prisonnier des Français, il cite de mémoire des philosophes grecs et des écrits de nombreux savants, tel Ibn Khaldoun.

 La prison et l'exil
L'engagement français n'est pas respecté.

L'Emir est conduit à Toulon , puis à Pau et Amboise. Il est considéré comme prisonnier d'état jusqu'à octobre 1852, date à laquelle Napoléan III vient enfin le libérer. Il s'embarque pour la Turquie et s'installe à Brousse, puis se fixe définitivement à Damas où il reçoit un accueil triomphal. En dehors de quelques voyages et d'un nouveau pèlerinage, il ne quitte plus la Syrie et consacre son temps à la méditation, à la prière, à l'enseignement et aux oeuvres de bienfaisance.

Le 16 septembre 1852, Napoléon III rend la liberté à celui qui vient de passer plusieurs années en résidence surveillée à Toulon, à Pau et Amboise. Avant de prendre le chemin de l’exil, richement pensionné par un empereur devenu son ami, Abd el-Kader arrive à Paris et devient « le lion de nos réjouissances publiques », pour reprendre les termes d’un journaliste de l’époque. Dans la loge impériale de l’Opéra où l’on donne le Moïse de Rossini, Napoléon III embrasse le « Vercingétorix algérien ». Le Tout-Paris s’émeut, applaudit à tout rompre. Pendant deux semaines, nimbé d’une extraordinaire popularité, l’émir est véritablement la coqueluche des Parisiens.

Pour montrer la tolérance de l’islam, il se rend à Notre-Dame, à la Madeleine et à Saint-louis des Invalides. Reçu par tout ce que Paris compte de sociétés savantes et par le Grand Orient de France, il estime que religion et raison ne sont pas antinomiques. En 1867, sur l’invitation de l’empereur, il retrouve le Paris de l’Exposition universelle et est reçu avec faste par les autorités françaises. Âgé et fatigué, il décline alors l’offre de Napoléon III qui lui propose d’être le monarque d’un « Royaume arabe » de Syrie.

En 1860, les émeutes de Damas lui fournissent l'occasion de l'illustrer comme un personnage hors série. Il sauve des milliers de chrétiens du massacre et fait reculer les émeutiers. Plusieurs chefs d'état lui adressent des félicitations et des décorations, notamment ceux d'Angleterre, de Russie, de France... Célèbre et honoré , il s'éteint à Damas le 26 Mai 1883. Une foule considérable assiste à ses funérailles.

En décembre 1852, Abd el-Kader quitte la France après avoir fait le serment de ne jamais retourner en Algérie. Jusqu’à la fin de sa vie, il recevra une pension du gouvernement français. Accompagné de toute sa famille, il s’embarque à Marseille pour la Turquie. Il vit d’abord à Bursa. En 1855, il s’installe définitivement à Damas [1] où se trouve le tombeau du grand mystique musulman Ibn `Arabi [2]. Des Algériens le rejoindront, constituant autour de lui une petite colonie d’exilés.

 L’enseignement de l’émir est un modèle de tolérance : tout individu en prière, qu’il soit juif, musulman, chrétien ou même idolâtre prie un seul et même Dieu unique. C’est la théorie du wahdat al-wujud, de l’unicité absolue de l’essence divine, qu’il développe notamment dans son œeuvre majeure, Kitâb al-mawâqif (Le Livre des haltes, des stases, des états et des étapes) : "Dieu est l’essence de tout adoré et tout adorateur n’adore que Lui." Mais il va plus loin encore qu’aucun homme de foi ou de religion avant lui : toutes les prières, enseigne-t-il, s’adressent au Dieu unique, seule la forme diverge car chaque peuple a reçu la parole divine selon le mode spécifique qui lui correspondait :

 En 1856, l’empire ottoman instaure une sorte de citoyenneté sans référence à la religion, assurant aux chrétiens les mêmes droits qu’aux musulmans. Cette clause entraîne des émeutes au Liban et en Syrie. En 1860, des chrétiens maronites sont massacrés ; Abd el-Kader, aidé de ses fils et de ses compagnons, s’emploie à les protéger et leur offre l’asile. Ce geste lui vaut une immense popularité en Occident.

Abd el-Kader arrive au secours des chrétiens à Damas, en 1860

Sous le Second Empire, Abd el-Kader revient trois fois en France, en 1855, en 1865 et en 1867 à l’occasion de l’Exposition universelle de Paris. Napoléon III lui propose de prendre la tête de l’État arabe qu’il envisage de créer en Syrie à la suite du démembrement de l’empire ottoman. Abd el-Kader refuse catégoriquement la proposition de l’empereur.

Abd el-Kader s’éteint à Damas, le 26 mai 1883. Il est inhumé à côté de la tombe d’Ibn `Arabi, dans une mosquée de Damas.

1966 : Transfert des cendres d’Abd el-Kader de Damas à Alger. Au lendemain de son indépendance (1962), l’Algérie élève Abd el-Kader au rang de héros fondateur de la nation.

Le 5 juillet 1966, un avion en provenance de Damas en Syrie rapportait à Alger les cendres de l’émir, décédé à Damas en 1883. Ce retour fut accueilli triomphalement par la population.

En moi est toute l'attente et l'espérance des hommes

pour qui le veut « Coran » (totalisateur)

pour qui le veut « Livre discriminateur »
pour qui le veut : « Torah »,
pour tel autre, « Evangile », flûte du Roi – Prophète,
Psaume ou révélation » .

  
 « Mon cœur est devenu apte à revêtir toutes les formes
Il est pâturage pour les gazelles et couvent pour les moines
Temple pour les idoles et Kaaba pour le pèlerin
Il est les tables de la Torah et le livre du Coran
Je professe la religion de l’amour, quel que soit le lieu
Vers lequel se dirige ses caravanes
Et l’amour est ma loi et ma foi ».
L'Emir ABDELKADER, véritable modèle de paix et de tolérance pour les générations futures.

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