«L’Emir
Abdelkader a montré que la religion n’excluait pas la science, que la science
n’excluait
pas l’humanisme, que la foi n’excluait pas le spiritualisme»,
initiateur du dialogue islamo-chrétien, montre le chemin de la réconciliation
entre les deux rives de la Méditerranée..... »
Ces derniers traitaient de théologie et autres sciences. Plus tard, il écrira
un ouvrage percutant qui s’intitule : Lettres aux Français. Dans cet ouvrage,
il aborde le mérite de la science et des savants, l’histoire de l’écriture, des
nations qui l’ont mise au point et des raisons qui sont à l’origine de son invention.
Ce qui montre encore une fois la grande érudition de
l’émir. Il est important de noter qu’il avait une mémoire extraordinaire. Dans
le livre qu’il avait écrit alors qu’il était prisonnier des Français, il cite
de mémoire des philosophes grecs et des écrits de nombreux savants, tel Ibn
Khaldoun.
L'engagement français n'est pas respecté.
L'Emir est conduit à Toulon , puis à Pau
et Amboise. Il est considéré comme prisonnier d'état jusqu'à octobre 1852, date
à laquelle Napoléan III vient enfin le libérer. Il s'embarque pour la Turquie
et s'installe à Brousse, puis se fixe définitivement à Damas où il reçoit un
accueil triomphal. En dehors de quelques voyages et d'un nouveau pèlerinage, il
ne quitte plus la Syrie et consacre son temps à la méditation, à la prière, à
l'enseignement et aux oeuvres de bienfaisance.
Le 16 septembre 1852, Napoléon III rend la liberté à celui qui vient de passer
plusieurs années en résidence surveillée à Toulon, à Pau et Amboise. Avant de
prendre le chemin de l’exil, richement pensionné par un empereur devenu son
ami, Abd el-Kader arrive à Paris et devient « le lion de nos réjouissances
publiques », pour reprendre les termes d’un journaliste de l’époque. Dans la
loge impériale de l’Opéra où l’on donne le Moïse de Rossini, Napoléon III
embrasse le « Vercingétorix algérien ». Le Tout-Paris s’émeut, applaudit à tout
rompre. Pendant deux semaines, nimbé d’une extraordinaire popularité, l’émir
est véritablement la coqueluche des Parisiens.
Pour montrer la tolérance de l’islam, il
se rend à Notre-Dame, à la Madeleine et à Saint-louis des Invalides. Reçu par
tout ce que Paris compte de sociétés savantes et par le Grand Orient de France,
il estime que religion et raison ne sont pas antinomiques. En 1867, sur
l’invitation de l’empereur, il retrouve le Paris de l’Exposition universelle et
est reçu avec faste par les autorités françaises. Âgé et fatigué, il décline
alors l’offre de Napoléon III qui lui propose d’être le monarque d’un « Royaume
arabe » de Syrie.
En 1860, les émeutes de Damas lui fournissent l'occasion de l'illustrer comme
un personnage hors série. Il sauve des milliers de chrétiens du massacre et
fait reculer les émeutiers. Plusieurs chefs d'état lui adressent des
félicitations et des décorations, notamment ceux d'Angleterre, de Russie, de
France... Célèbre et honoré , il s'éteint à Damas le 26 Mai 1883. Une foule
considérable assiste à ses funérailles.
En décembre
1852, Abd el-Kader quitte la France après avoir fait le serment de ne jamais
retourner en Algérie. Jusqu’à la fin de sa vie, il recevra une pension du
gouvernement français. Accompagné de toute sa famille, il s’embarque à
Marseille pour la Turquie. Il vit d’abord à Bursa. En 1855, il s’installe
définitivement à Damas [1] où se trouve le tombeau du grand mystique musulman
Ibn `Arabi [2]. Des Algériens le rejoindront, constituant autour de lui une
petite colonie d’exilés.
Abd el-Kader arrive au secours des chrétiens à Damas, en 1860
Sous le Second Empire, Abd el-Kader revient trois fois en France, en 1855, en
1865 et en 1867 à l’occasion de l’Exposition universelle de Paris. Napoléon III
lui propose de prendre la tête de l’État arabe qu’il envisage de créer en Syrie
à la suite du démembrement de l’empire ottoman. Abd el-Kader refuse
catégoriquement la proposition de l’empereur.
1966 : Transfert des cendres d’Abd el-Kader de Damas à Alger. Au lendemain de
son indépendance (1962), l’Algérie élève Abd el-Kader au rang de héros
fondateur de la nation.
Le 5 juillet 1966, un avion en provenance de Damas en Syrie rapportait à Alger
les cendres de l’émir, décédé à Damas en 1883. Ce retour fut accueilli
triomphalement par la population.
pour qui le veut « Coran » (totalisateur)
pour qui le veut : « Torah »,
pour tel autre, « Evangile », flûte du Roi – Prophète,
Psaume ou révélation » .
« Mon cœur est devenu apte à revêtir toutes les formes
Il est pâturage pour les gazelles et couvent pour les moines
Temple pour les idoles et Kaaba pour le pèlerin
Il est les tables de la Torah et le livre du Coran
Je professe la religion de l’amour, quel que soit le lieu
Vers lequel se dirige ses caravanes
Et l’amour est ma loi et ma foi ».























